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Jeudi 08 Mai 2008



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Les Yeux Ouverts
Paroles écrites par les élèves du CM2 de l'année 2007/2008 de l'école de Fontvenelle de Gardanne. Le texte parle de l'action de Lucie Aubrac, une grande résistante. 


Les yeux ouverts
(Paroles: mes élèves du CM2 de l'année 2007/2008, musique Olivier Stalla)


Parlé: Lucie Aubrac, toi tu as aidé à libérer notre pays, résistante toute ta vie nous te devons un peu de notre liberté pour le présent et l'avenir.

Il ne faut pas oublier les résistants de la guerre
Il ne faut pas oublier les victimes les souffrances passées
Il ne faut pas oublier la différence assassinée

Hommes, femmes, enfants, résistants

Refrain
Lucie nous a confessé toute la misère du monde
On n'oubliera jamais la douleur du temps
Lucie tous ensemble nous avons une force cachée
Il faut la trouver pour préserver la paix

Il ne faut pas oublier les femmes qui nous ont aidés
Il ne faut pas oublier aujourd'hui leurs droits menacés
Il ne faut pas oublier les personnes de couleur blessées

Hommes, femmes, enfants, résistants

Refrain

Il ne faut pas oublier la misère du temps passé
Il ne faut pas oublier le malheur si vite arrivé
Il ne faut pas oublier la mort dans son énormité

Hommes, femmes, enfants, résistants

Refrain

Il ne faut pas oublier les horreurs de la guerre
Il ne faut pas oublier de se battre pour la liberté
Il ne faut pas oublier la détresse, les balles tirées
Hommes, femmes, enfants, résistants

Refrain

Tu nous as nommés gardiens de la paix
Et enseigné les leçons du passé
A ton école, au présent, résister

Refrain

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Jeudi 24 Avril 2008

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Complainte de Pablo Neruda, Poème d'Aragon
Je veux vivre dans un pays où il n'y a pas d'excommuniés. Je veux vivre dans un monde où les êtres seront seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette. Je veux qu'on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries. Je veux qu'on n'attende plus jamais personne à la porte d'un hôtel de ville pour l'arrêter, pour l'expulser. Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie. Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos. Je veux que l'immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s'épanouir. 

Je prends congé, je rentre
chez moi, dans mes rêves,
je retourne en Patagonie
où le vent frappe les étables
où l'océan disperse la glace.
Je ne suis qu'un poète
et je vous aime tous,
je vais errant par le monde que j'aime :

dans ma patrie
on emprisonne les mineurs
et le soldat commande au juge.
Mais j'aime, moi, jusqu'aux racines
de mon petit pays si froid.
Si je devais mourir cent fois,
c'est là que je voudrais mourir
et si je devais naître cent fois
c'est là aussi que je veux naître
près de l'araucaria sauvage,
des bourrasques du vent du sud
et des cloches depuis peu acquises.
Pablo Neruda

Complainte de Pablo Neruda


Complainte de Pablo Neruda

Fa / Sol / Do
Je vais dire la légende
Fa / Sol / Do
De celui qui s'est enfui
Fa / Sol / Do
Et fait les oiseaux des Andes
Fa / Sol / Do
Se taire au cœur de la nuit

Fa / Sol / Do
Le ciel était de velours
Fa / Sol / Lam
Incompréhensiblement
Fa / Sol / Do
Le soir tombe et les beaux jours
Fa / Sol / Do
Meurent on ne sait comment

Lam
Comment croire comment croire
Rem / Lam
Au pas pesant des soldats
Fa / Sol / Do
Quand j'entends la chanson noire
Fa / Sol / Do
De Don Pablo Neruda

Lorsque la musique est belle
Tous les hommes sont égaux
Et l'injustice rebelle
Paris ou Santiago

Nous parlons même langage
Et le même chant nous lie
Une cage est une cage
En France comme au Chili

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Sous le fouet de la famine
Terre terre des volcans
Le gendarme te domine
Mon vieux pays araucan

Pays double où peuvent vivre
Des lièvres et des pumas
Triste et beau comme le cuivre
Au désert d'Atacama

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Avec tes forêts de hêtres
Tes myrtes méridionaux
O mon pays de salpêtre
D'arsenic et de guano

Mon pays contradictoire
Jamais libre ni conquis
Verras-tu sur ton histoire
Planer l'aigle des Yankees

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Absent et présent ensemble
Invisible mais trahi
Neruda que tu ressembles
À ton malheureux pays

Ta résidence est la terre
Et le ciel en même temps
Silencieux solitaire
Et dans la foule chantant

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Cantu à Pablo Neruda
Aragon, adattatu da F. Lanfranchi/J. Ferrat

Fa / Sol / Do
Vi voddu cuntà a fola
Fa / Sol / Do
Di quiddu chì sì n'andò
Fa / Sol / Do
È da l'Andi a parolla
Fa / Sol / Do
Di l'aceddi si purtò

Fa / Sol / Do
Era viddutu lu celi
Fa / Sol / Lam
Ùn si sapia parchì
Fa / Sol / Do
À l'affaccà di li stelli
Fa / Sol / Do
Muria lu ghjornu quì

Ricantu
Lam
Comu creda, comu creda
Rem / Lam
Comu creda o spirà?
Fa / Sol / Do
Neruda fà ci la veda
Fa / Sol / Do
A luci lla libartà

Cù a musica ribedda
L'omi sò pari dinò
L'inghjustizia hè malacedda
Da Parigi à Santiago

Sarà unica la voci
Cantu fratemu par dì
"Dura hè la prighjò,feroci,
In Francia o à u Chili"

Ricantu
Comu creda, comu creda
Comu creda o spirà?
Neruda fà ci la veda
A luci lla libartà

Sò i to furesti vechji
Vechji quant'è libartà
È li strazii chì tù spechji
Sò spiranzi à assuvà

Quali sè, lu me paesu
Libaru o à cunquistà
À l'appiattu o à palesu
A to storia si farà!

Ricantu
Comu creda, comu creda
Comu creda o spirà?
Neruda fà ci la veda
A luci la libartà

T'assumiddi sinu à mai
À lu to paesu ma
I tradimentu è li guai
Ti volini fà chità

Neruda,sè di a tarra
È di u celi dinò
È a to rivolta spara
Trà no'tutti par dì : innò!

Ricantu
Comu creda, comu creda
Comu creda o spirà?
Neruda fà ci la veda
A luci lla libartà

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Mardi 22 Avril 2008

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SINFUNIA NUSTRALE
Canta / Papi (Accords : Sunemu.net) 


SINFUNIA NUSTRALE

Ti vogliu accumpagnà nant’u chjassu di e fole
LAmin

È di lu nostru sunnià di a nostr’identità
LAmin/SOL----FA-MI-LAmin

Ti vogliu fà sapè i nostri li sicreti
LAmin

È lu nostru lu piacè di sparteli cun tè
LAmin/SOL----FA-MI-LAmin

È ritruvà cusì in issi visi culpiti
LAmin

Ciò chì feci sbuccià quì u granu da fiurì
LAmin/SOL----FA-MI-LAmin

Annacquà lu per fà rinvitulisce l’anima
LAmin

Ch’addombra u to campà è a to verità LAmin/SOL----FA-MI-LAmin

Issi castagneti abbandunati è isse muntagne arruvinate
DO/LAmin/SOL

Isse case à l’ochjiserrati è isse donne ammantate
LAmin/SOL-MI-LAmin

Issi fiori chì si sò piattati, l’ochji arritrosi di e fate
DO/LAmin/SOL

È issi mazzeri sminticati in isse petre chjinate
LAmin/SOL-MI-LAmin

R : Simu sempre in viaghju sottu à listessu maghju
LAmin/DO/SOL

Nant’un batellu scemu ver’ di l’orisonte stremu
SOL/LAmin/SOL

È simu sempre uniti da curà i feriti
SOL/DO/SOL

Ver’ di li nostri sogni sopr’à li scherzi è li vergogni.
SOL/LAmin/SOL

Vogliu scopre cun tè ciò chì hè statu nascostu
I valori è lu sapè u prezzu di l’avè
È po’ fà ti scuntrà isse ghjente di magia
Chì ti facenu sperà in un mondu à rinuvà
Issu voceru chì fù ridottu à lu silenziu
E bellezze è le virtù ciò chè tù ùn sai più
Issu cantu spartarà l’umanu di dumane
Chì cunnosce u parlà di radiche è cambià

Isse voce chì funu incabbiate, e morre è po’ l’impaghjellate
Issi chjerchji è sciupetti imburrati, issi ghjochi passiunati
I nostri vechji imprigiunati chì c’incantavanu e serate
In isse casette illuminate da fucone è cantate

R : Simu sempre in viaghju sottu à listessu maghju
Nant’un battellu scemu ver’ di l’orisonte stremu
È simu sempre uniti da curà i feriti
Ver’ di lu nostru avvene incù issa sperenza chì ci tene.
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Lundi 21 Avril 2008

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Salento - René Aubry
Pour Yvan 
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Dimanche 20 Avril 2008

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Janis Joplin
(Pour ma fille et ses copines) 
Summertime

Summertime, time, time,
Child, the living's easy.
Fish are jumping out
And the cotton, Lord,
Cotton's high, Lord so high.

Your daddy's rich
And your ma is so good-looking, baby.
She's a-looking good now,
Hush, baby, baby, baby, baby now,
No, no, no, no, no, no, no,
Don't you cry, don't you cry.

One of these mornings
You're gonna rise, rise up singing,
You're gonna spread your wings, child,
And take, take to the sky,
Lord, the sky.

But until that morning,
Honey, n-n-nothing's going to harm ya,
No, no, no no, no no, no...
Don't you cry — cry.

(Live Gröna Lund 1969)


Janis Joplin - Ball and Chain live at Monterey '67


Sittin’ down by my window,
Honey, lookin’ out at the rain.
Oh, Lord, Lord, sittin’ down by my window,
Baby, lookin’ out at the rain.
Somethin’ came along, grabbed a hold of me, honey,
And it felt just like a ball and chain.
Honey, that’s exactly what it felt like,
Honey, just dragging me down.

And I say, oh, whoa, whoa, now hon’, tell me why,
Why does every single little tiny
thing I hold on to go wrong ?
Yeah it goes wrong, yeah.
And I say, oh, whoa, whoa, now babe, tell me why,
Does every thing, every thing.
Hey, here you gone today, I wanted to love you,
I just wanted to hold you, I said, for so long,
Yeah! Alright! Hey!

Love’s got a hold on me, baby,
Feels like a ball and chain.
Now, love’s just draggin’ me down, baby,
Feels like a ball and chain.
I hope there’s someone out there who could tell me
Why the man I love wanna leave me in so much pain.
Yeah, maybe, maybe you could help me, come on, help me!

And I say, oh, whoa, whoa, now hon’, tell me why,
Now tell me, tell me, tell me, tell me,
tell me, tell me why, yeah.
And I say, oh, whoa, whoa, whoa, when I ask you,
When I need to know why, c’mon tell me why, hey hey hey,
[ Find more Lyrics at www.mp3lyrics.org/bbj ]
Here you’ve gone today,
I wanted to love you and hold you
Till the day I die.
I said whoa, whoa, whoa!!

And I say oh, whoa, whoa, no honey
It ain’t fair, daddy it ain’t fair what you do,
I see what you’re doin’ to me and
you know it ain’t fair.
And I say oh, whoa whoa now baby
It ain’t fair, now, now, now, what you do
I said hon’ it ain’t fair what, hon’
it ain’t fair what you do.
Oh, here you gone today and all I ever wanted to do
Was to love you
Honey you can still hear me rock and roll the best,
Only it ain’t roll, no, no, no, no, no.

Sittin’ down by my window,
Lookin’ out at the rain.
Lord, Lord, Lord, sittin’ down by my window,
Lookin’ out at the rain, see the rain.
Somethin’ came along, grabbed a hold of me,
And it felt like a ball and chain.
Oh this can’t be in vain
And I’m gonna tell you one more time, yeah, yeah!

And I say oh, whoa whoa, now baby
This can’t be, no this can’t be in vain,
And I say no no no no no no no no, whoa,
And I say whoa, whoa, whoa, whoa, whoa
Now now now now now now now now now no no not in vain
Hey, hope there is someone that could tell me
Hon’, tell me why love is like
Just like a ball
Just like a ball
Baaaaaaalllll
Oh daddy, daddy, daddy, daddy,
daddy, daddy, daddy, daddy
And a chain.
Yeah.

Janis Joplin
Un autre style



Me & Bobby McGee Lyrics

Busted flat in Baton Rouge, waiting for a train
And I's feeling nearly as faded as my jeans.
Bobby thumbed a diesel down just before it rained,
It rode us all the way to New Orleans.

I pulled my harpoon out of my dirty red bandanna,
I was playing soft while Bobby sang the blues.
Windshield wipers slapping time, I was holding Bobby's hand in mine,
We sang every song that driver knew.

Freedom's just another word for nothing left to lose,
Nothing don't mean nothing honey if it ain't free, now now.
And feeling good was easy, Lord, when he sang the blues,
You know feeling good was good enough for me,
Good enough for me and my Bobby McGee.

From the Kentucky coal mines to the California sun,
Hey, Bobby shared the secrets of my soul.
Through all kinds of weather, through everything we done,
Hey Bobby baby? kept me from the cold.

One day up near Salinas, Lord, I let him slip away,
He's looking for that home and I hope he finds it,
But I'd trade all of my tomorrows for one single yesterday
To be holding Bobby's body next to mine.

Freedom is just another word for nothing left to lose,
Nothing, that's all that Bobby left me, yeah,
But feeling good was easy, Lord, when he sang the blues,
Hey, feeling good was good enough for me, hmm hmm,
Good enough for me and my Bobby McGee.

La la la, la la la la, la la la, la la la la
La la la la la Bobby McGee.
La la la la la, la la la la la
La la la la la, Bobby McGee, la.

La La la, la la la la la la,
La La la la la la la la la, hey now Bobby now Bobby McGee yeah.
Na na na na na na na na, na na na na na na na na na na na
Hey now Bobby now, Bobby McGee, yeah.

Lord, I'm calling my lover, calling my man,
I said I'm calling my lover just the best I can,
C'mon, hey now Bobby yeah, hey now Bobby McGee, yeah,
Lordy Lordy Lordy Lordy Lordy Lordy Lordy Lord
Hey, hey, hey, Bobby McGee, Lord!

Yeah! Whew!

Lordy Lordy Lordy Lordy Lordy Lordy Lordy Lord
Hey, hey, hey, Bobby McGee.

Moi Et Bobby McGee

Complêtement fauchés à Baton Rouge, attendant un train
Me sentant presque aussi fanée que mes jeans
Bobby arrêta un camion juste avant la pluie
Il nous embarqua pour tout le chemin jusqu'à New Orleans

Je sortis mon harmonica de mon sale bandana rouge
Je jouais doucement pendant que Bobby chantait le blues
Les essuie-glaces battant la mesure
Je tenais la main de Bobby dans la mienne
Nous avons chanté toutes les chansons que le chauffeur connaissait

Dire qu'on est libres n'est qu'une autre façon de dire qu'il ne nous reste plus rien à perdre
Rien n'a de valeur chéri si ce n'est pas gratuit, alors alors
Et se sentir bien était facile, mon Dieu, quand il chantait le blues
Me sentir bien me suffisait
Suffisait à moi et à Bobby McGee

Des mines de charbon du Kentucky jusqu'au soleil de Californie
Bobby a partagé les secrets de mon âme
A travers toutes sortes de conditions atmosphériques, à travers tout ce que nous avons fait
Bobby chéri m'a protégée du froid

Un jour en remontant près de Salinas, mon dieu, je l'ai laissé s'éclipser
Il était à la recherche de ce foyer et je lui souhaite de le trouver
Mais j'échangerais tous mes lendemains contre un seul hier
Pour serrer le corps de Bobby contre le mien

Dire qu'on est libres n'est qu'une autre façon de dire qu'il ne nous reste plus rien à perdre
Rien, c'est tout ce que Bobby m'a laissé, ouais
Mais se sentir bien était facile, Seigneur, quand il chantait le blues
Me sentir bien me suffisait, hmm hmm
Suffisait à moi et à Bobby McGee

La-da-da La-da-da-da La-da-da da-da da-da
La-da-da da-la-da la-da, Bobby McGee, ouais
La-da-la-da-la-da La-da-la-da-da
La-da-la-da-la-la, Bobby McGee, ouais
La-da-da La-da-da La da-da La da-da
La-da-da La da-da La da-da
Hey, mon Bobby, Oh Dieu, mon Bobby McGee, ouais
Lo-da-lo da-la-lo-da-la
Lo-da-la-lo da-la-lo la-la-lo la-la-lo la-la
Hey, mon Bobby, Oh Dieu, mon Bobby McGee, ouais

Oh Dieu, je l'appelle mon amant, je l'appelle mon homme
J'ai dit que je l'appelais mon amant, j'ai fait de mon mieux, allez viens
Hey maintenant Bobby maintenant, hey maintenant Bobby McGee, ouais
La-da la-da la-da la-da la-da la-da la-da la-la
Hey, hey, hey, Bobby McGee, Oh mon Dieu !

G - C G - C G - C G - C
[intro]

G G G G
Busted flat in Baton Rouge, waitin' for a train
G G D7 D7
When I's feelin' near as faded as my jeans
D7 D7 D7 D7
Bobby thumbed a diesel down just before it rained
D7 D7 G - C G
And rode us all the way into New Orleans

G G G G
I pulled my harpoon out of my dirty red bandana
G G7 C C
I's playin' soft while Bobby sang the blues
C C G G
Windshield wipers slappin' time, I was holdin' Bobby's hand in mine
D7 D7 D7 D7
We sang every song that driver knew

C C G G
Freedom's just another word for nothin' left to lose
D7 D7 G G
Nothin', it ain't nothin' honey, if it ain't free
C C G G
And feelin' good was easy, lord, oh, when he sang the blues
D7 D7 D7 D7
You know feelin' good was good enough for me
D7 D7 G G A A
Good enough for me and my Bobby McGee

A A A A
From the Kentucky coal mines to the California sun
A A E7 E7
Yeah Bobby shared the secrets of my soul
E7 E7 E7 E7
Through all kinds of weather, through everything we done
E7 E7 A A
Yeah Bobby baby kept me from the cold

A A A A
One day up near Salinas, lo-ord, I let him slip away
A A7 D D
He's lookin' for that home and I hope he finds it
D D A A
Well I'd trade all my tomorrows for one single yesterday
E7 E7 E7 E7
To be holdin' Bobby's body next to mine

D D A A
Freedom's just another word for nothin' left to lose
E7 E7 A A
Nothin', and that's all that Bobby left me
D D A A
Well, feelin' good was easy, lo-o-ord, when he sang the blues
E7 E7 E7 E7
And feelin' good was good enough for me
E7 E7 A A
Good enough for me and my Bobby McGee yeah

A A A A
La da da, la da daa, la da daa da daa da daa
A A E7 E7
La da da da daa dadada Bobby McGee-ah
E7 E7 E7 E7
Laa li daa da daa daa, la da daa da daa
E7 E7 A A
Laa la laa la daada Bobby McGee-ah yeah

A A A A
La di da, ladida LA dida LA di daa, ladida LA dida LA di daa
A A E7 E7
Hey now Bobby now now Bobby McGee yeah
E7 E7 E7 E7
Lo lo LO lolo LO lo laa, lololo LO lolo LO lolo LO lolo LO la laa
E7 E7 A A
Hey now Bobby now now Bobby McGee yeah

A A
Lord, I called him my lover, I called him my man
A A
I said I called him my lover, did the best I can
A A E7 E7
C'mon, hey now Bobby now, hey now Bobby McGee, yeah
E7 E7 E7 E7
Lo lo lord, a lord, a lord, a lord, a lord, a lord, a lord oh
E7 E7 A A
Hey, hey, hey, Bobby McGee, lord

A A A A A A E7 E7 E7 E7 E7 E7 E7 E7 A A
[instrumental; piano solo]

A A A A A A E7 E7 E7 E7 E7 E7 E7 E7 A A
[instrumental]

A A A A A A E7 E7 E7 E7 E7 E7 E7 E7 A A A.
[instrumental; guitar solo & a few more "la-di-da"s]
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Samedi 19 Avril 2008

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Strange Fruit (Pour papa)
L’auteur et compositeur : Abel Meeropol Abel Meeropol était un enseignant juif d’origine russe vivant dans le Bronx et membre du parti communiste américain. célèbre pour avoir adopté les deux fils des époux Rosenberg après leur exécution en 1953 pour intelligence avec l'ennemi. Après avoir vu des photos du lynchage de Thomas Shipp et d’Abram Smith, il fut tellement choqué qu’il n’en dormit pas pendant quelque temps. Il écrivit alors le poème « Bitter Fruit » qu’il publia sous le pseudonyme de Lewis Allan dans le magazine « New York Teacher » et le journal communiste « New Masses ». Un peu plus tard, il mit le poème en musique. Celle-ci fut interprétée pour la première fois par l’épouse d’Abel Meeropol lors d’une réunion organisée par le syndicat des enseignants de New York. « Strange Fruit » acquit une certaine popularité au sein de la gauche américaine. Barney Josephson, le propriétaire du Café International, entendit parler de l’œuvre et décida de présenter Abel Meeropol à Billie Holiday. 


STRANGE FRUIT

Lewis Allan

Southern trees bear a strange fruit,
Blood on the leaves and blood at the root,
Black body swinging in the Southern breeze,
Strange fruit hanging from the poplar trees.

Pastoral scene of the gallant South,
The bulging eyes and the twisted mouth,
Scent of magnolia sweet and fresh,
And the sudden smell of burning flesh!

Here is a fruit for the crows to pluck,
For the rain to gather, for the wind to suck,
For the sun to rot, for a tree to drop,
Here is a strange and bitter crop.




Etrange Fruit

Les arbres du Sud portent un étrange fruit,
Du sang sur les feuilles, du sang aux racines,
Un corps noir se balançant dans la brise du Sud,
Etrange fruit pendant aux peupliers.

Scène pastorale du "vaillant Sud",
Les yeux exorbités et la bouche tordue,
Parfum du magnolia doux et frais,
Puis la soudaine odeur de chair brûlée.

Fruit à déchiqueter pour les corbeaux,
Pour la pluie à récolter, pour le vent à assécher,
Pour le soleil à mûrir, pour les arbres à perdre,
Etrange et amère récolte.




Am Em7 Am A9 Am E7
Southern trees bear a strange fruit

Am Em7 Am A9 Am E7
Blood on the leaves and blood at the root

Bm7-5 E7-9 Fdim E7
Black bodies swinging in the southern breeze

Am Em7 Asus4 A9 Am
Strange fruit hanging from the pop - lar trees.

| Am | G/B - E7 | Am - Em7 | Am |

Am Em7 Am A9 Am E7
Pastoral scene of the gal - lant south --

Am Em7 Fdim E7
The bulging eyes and the twisted mouth;

Am Em7 Bm7-5 Em7 A9 Am E7
Smell of mag - no - li - a, sweet And fresh,

E7-9 Bm7-5 Fdim E7
Then the sudden smell of burning flesh.

Am Am+7 Dm Dm7 E7
Here is the fruit for the crows to pluck,

Am E7 Gdim F E7
For the rain to gather, for the wind to suck,

Em7-5 A AM7 Gdim Fdim E7
For the sun to rot, for the tree to drop,

Am A9 Am E7 Bm7-5 Em7-5 E7 Am
Here is a strange and bit - ter crop.
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Aimé Césaire (Pour Mathieu)
Né dans une famille de petits fonctionnaires de Fort-de-France (Martinique). Il vint à Paris pour préparer l’École Normale Supérieure. Il y fut reçu en 1935. Il y rencontra d’autres étudiants noirs : ils créeront le mouvement de la négritude. Son long poème Le Cahier d’un retour au pays natal, à sa réédition en volume, attira sur lui l’attention d’André Breton, ainsi que d’artistes noirs de tous horizons. Suivront Les Armes miraculeuses (1946), Soleil cou coupé (1948), etc. Aimé Césaire écrivit également pour le théâtre. Après la guerre, il se lança dans la politique, d’abord à la demande du Parti communiste (duquel il se désolidarisera par la suite). Il fut député de Martinique pendant près de 50 ans.  
Prophétie


où l'aventure garde les yeux clairs
là où les femmes rayonnent de langage
là où la mort est belle dans la main comme un oiseau
saison de lait
là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe
de prunelles plus violent que des chenilles
là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois


là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux



là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d'une ruche
plus ardente que la nuit
là où le bruit de mes talons remplit l'espace et lève
à rebours la face du temps
là où l'arc-en-ciel de ma parole est chargé d'unir demain
à l'espoir et l'infant à la reine,


d'avoir injurié mes maîtres mordu les soldats du sultan
d'avoir gémi dans le désert
d'avoir crié vers mes gardiens
d'avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes


je regarde
la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant
de la scène ourle un instant la lave
de sa fragile queue de paon puis se déchirant
la chemise s'ouvre d'un coup la poitrine et
je la regarde en îles britanniques en îlots
en rochers déchiquetés se fondre
peu à peu dans la mer lucide de l'air
où baignent prophétiques
ma gueule
ma révolte
mon nom.

Aimé Césaire

Extrait de discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire


ANGINE DE POITRINE

Si la moitié de mon cœur est ici, docteur,
L’autre moitié est en Chine,
Dans l’armée qui descend vers le Fleuve Jaune.

Et puis tous les matins, docteur,
Mon cœur est fusillé en Grèce.

Et puis, quand ici les prisonniers tombent dans le sommeil
quand le calme revient dans l’infirmerie,
Mon cœur s’en va, docteur,
chaque nuit,
il s’en va dans une vieille
maison en bois à Tchamlidja
Et puis voilà dix ans, docteur,
que je n’ai rien dans les mains à offrir à mon pauvre peuple,
rien qu’une pomme,
une pomme rouge : mon cœur.
Voilà pourquoi, docteur,
et non à cause de l’artériosclérose, de la nicotine, de la prison,
j’ai cette angine de poitrine.

Je regarde la nuit à travers les barreaux
et malgré tous ces murs qui pèsent sur ma poitrine,
Mon cœur bat avec l’étoile la plus lointaine.

Nazim Hikmet, poete turc

Biographie

Aimé Césaire est né à Basse Pointe en Martinique le 26 juin 1913. Son père était instituteur et sa mère couturière. Ils étaient 6 frères et soeurs.Son père disait de lui "quand Aimé parle, la grammaire française sourit..."


Après avoir obtenu son baccalauréat et le "Prix de l'élève le plus méritant", il obtient une bourse et arrive à Paris en 1931 pour poursuivre ses études, qui le conduiront du lycée Louis-le-Grand à l'École normale supérieure. En 1934, il fonde la revue l'Etudiant noir avec Senghor, Damas, Sainville et Maugée.


En 1936 il commence à écrire. Père du mouvement de la négritude, il déposera sur un cahier d'écolier les mots de la colère, de la révolte et de la quête identitaire donnant ainsi naissance à son oeuvre poétique majeure, le Cahier d'un retour au pays natal, publié en 1939 date de son retour en Martinique. Il enseigne au lycée de Fort de France. En 1941, il fonde la revue Tropiques.


Il s'engage en politique dans les rangs du Parti communiste français qu'il quittera en 1956 pour fonder deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM). En 1945 il devient maire de Fort-de-France et député de la Martinique. Son Discours sur le colonialisme (1950) dira sous la forme du pamphlet toute son hostilité au colonialisme européen. La politique, la poésie mais aussi le théâtre. Césaire est, également, dramaturge. Sa pensée se trouve au carrefour de trois influences: la philosophie des Lumières, le panafricanisme et le marxisme.


Moi, Laminaire publié en 1982 et La poésie (Seuil ) en 1994 sont les derniers livres en date. En 1993, il met un terme à une longue carrière parlementaire. Il a été maire de Fort-de-France plus de cinquante ans. Aux dernières élections municipales en 2001 il a passé le flambeau à Serge Letchimi.

Discours sur le Colonialisme



Le "Non" à Nicolas Sarkozy
"Parce que, auteur du discours sur le colonialisme, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu. Et ne saurais paraître me rallier à l'esprit et à la lettre de la loi du 23 février 2005" sur la reconnaissance dans les programmes scolaires du "rôle positif de la présence française en outre-mer".

Entre colonisateur et colonisé, il n'y a de place que pour la corvée, l'intimidation, la pression, la police, l'impôt, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies.

Aucun contact humain, mais des rapports de domination et de soumission qui transforment l'homme colonisateur, en pion, en adjudant, en garde-chiourme, en chicote et l'homme indigène en instrument de production.

A mon tour de poser une équation : colonisation = chosification

J'entends la tempête. On me parle de progrès, de "réalisations", de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d'eux même.

Moi je parle de sociétés vidées d'elles-mêmes, de cultures piétinées, d'institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d'extraordinaires possibilités supprimées.

On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer.

Moi je parle de milliers d'hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l'heure ou j'écris, sont en train de creuser à la main le port d'Abidjan. Je parle de millions d'hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la vie, à leur danse, à la sagesse.

Je parle de millions d'hommes à qui m'on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme.

On m'en donne plein la vue de tonnage de coton ou de cacao exporté, d'hectares d'olivier ou de vignes plantés.

Moi, je parle d'économies naturelles, d'économies harmonieuses et viables, d'économies à la mesure de l'homme indigène désorganisées, de cultures vivrières détruites, de sous-alimentation installée, de développement agricole orienté selon le seul bénéfice des métropoles, de rafles de produits, de rafles de matières premières.

On se targue d'abus supprimés.

Moi aussi, je parle d'abus, mais pour dire qu'aux anciens - très réels - on en a superposés d'autres - très détestables. On me parle de tyrans locaux mis à la raison ; mais je constate qu'en général ils font très bon ménage avec les nouveaux et que, de ceux ci aux anciens et vice-versa, il s'est établi au détriment des peuples, un circuit de bons services et de complicité.

On me parle de civilisation, je parle de prolétarisation et de mystification.

Aimé Césaire

Discours sur le colonialisme

Definition de l'égalité
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Mercredi 16 Avril 2008

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Marie (pour Mathieu)
Johnny Hallyday  


Intro guitare Am Em Am Em Am C G Em -

e |-12---------------------------||----12----------------------------------|
B |-----13-12------13-12-10---||--------13-12-----13-12------12-10--|
G |--------------12--------------||----------------12---------12----------|
D |-------------------------------||----------------------------------------|
A |-------------------------------||----------------------------------------|
E |-------------------------------||----------------------------------------|

e |--12------------------------12------------||-------------------------------|
B |---------13-12------12---------13------||-----13-12 ->-13-12-10--10-|
G |----------------12-------12----------12-||--12--------------------12----|
D |-------------------------------------------||-------------------------------|
A |-------------------------------------------||-------------------------------|
E |-------------------------------------------||-------------------------------|

ACCORDS :

Am = 002210
Em = 022000
C = 032010
G = 320001
F = 133211
E = 033200

Am
Oh Marie
Em
si tu savais
Am Em
Tout le mal que l'on me fait
Am
Oh Marie
Em
si je pouvais
C G Em
Dans tes bras nus me reposer

Am
Evanouie
Em
mon innocence
Am Em
Tu étais pour moi ma dernière chance
Am
Peu à peu
Em
Tu disparais
C G Em Am
Malgré mes efforts désespérés


E F
Et rien ne sera jamais plus pareil
E F
J'ai vu plus d'horreurs que de merveilles
E F
Les hommes sont devenus fous à lier
E F
Je donnerais tout pour oublier

E
Oh oh oh oh

Am
Oh Marie
Em
si tu savais
Am Em
Tout le mal que l'on me fait
Am
Oh Marie
Em
si je pouvais
C G Em
Dans tes bras nus me reposer

Am
Et je cours
Em
Toute la journée
Am Em
Sans savoir où je vais
Am
Dans le bruit
Em
Dans la fumée
C G Em Am
Je vois des ombres s'entrent tuer

E F
Demain ce sera le grand jour
E F
Il faudra faire preuve de bravour
E F
Monter au front en première ligne
E F
Oh Marie je t'en pris fais moi un signe

E
Oh oh oh oh

- Solo guitare Am Em Am Em Am Em C G Em -

E F
Allongé dans l'herbe je m'éveille
E F
J'ai vu la mort dans son plus simple appareil
E F
Elle m'a promis des vacances
E F E
Puis la mort m'a promis sa dernière danse

Am
Oh Marie
Em
si tu savais
Am Em
Tout le mal que l'on m'a fait
Am
Oh Marie
Em
J'attendrais
C G Em
Qu'au ciel tu viennes me retrouver

Am
Oh Marie
Em
J'attendrais
C G Em
Qu'au ciel tu viennes me retrouver


- Fin guitare Am Em C G Em Am-
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Mardi 15 Avril 2008

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Les POETES
Léo Ferre 
Ce sont de drôles de types qui vivent de leur plume

Ou qui ne vivent pas c'est selon la saison

Ce sont de drôles de types qui traversent la brume

Avec des pas d'oiseaux sous l'aile des chansons

Leur âme est en carafe sous les ponts de la Seine

Leurs sous dans les bouquins qu'ils n'ont jamais vendus

Leur femme est quelque part au bout d'une rengaine

Qui nous parle d'amour et de fruit défendu

Ils mettent des couleurs sur le gris des pavés

Quand ils marchent dessus ils se croient sur la mer

Ils mettent des rubans autour de l'alphabet

Et sortent dans la rue leurs mots pour prendre l'air

Ils ont des chiens parfois compagnons de misère

Et qui lèchent leurs mains de plume et d'amitié

Avec dans le museau la fidèle lumière

Qui les conduit vers les pays d'absurdité



Ce sont de drôles de types qui regardent les fleurs

Et qui voient dans leurs plis des sourires de femmes

Ce sont de drôles de types qui chantent le malheur

Sur les pianos du cœur et les violons de l'âme

Leurs bras tout déplumés se souviennent des ailes

Que la littérature accrochera plus tard

À leur spectre gelé au-dessus des poubelles

Où remourront leurs vers comme un effet de l'Art

Ils marchent dans l'azur la tête dans des villes

Et savent s'arrêter pour bénir les chevaux

Ils marchent dans l'horreur la tête dans des îles

Où n'abordent jamais les âmes des bourreaux

Ils ont des paradis que l'on dit d'artifice

Et l'on met en prison leurs quatrains de dix sous

Comme si l'on mettait aux fers un édifice

Sous prétexte que les bourgeois sont dans l'égout



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Porque te vas
Cria cuervos Pour Mathieu 
Hoy en mi ventana brilla el sol
y el corazón
se pone triste contemplando la ciudad
porque te vas

Como cada noche desperté
pensando en tí
y en mi reloj todas las horas vi pasar
porque te vas

Todas las promesas de mi amor se irán contigo
me olvidarás
me olvidarás

Junto a la estación yo lloraré igual que un niño
porque te vas
porque te vas

Bajo la penumbra de un farol
se dormirán
todas las cosas que quedaron por decir
se dormirán

Junto a las manillas de un reloj
esperarán
todas las horas que quedaron por vivir
esperarán

Todas las promesas de mi amor se irán contigo
me olvidarás
me olvidarás

Junto a la estación yo lloraré igual que un niño
porque te vas
porque te vas
porque te vas

Todas las promesas…



Aujourd'hui dans ma fenêtre brille le soleil,
et mon coeur,
est triste en en voyant la ville,
Parce que tu t'en vas


Comme chaque nuit, je me suis réveillé,
en pensant toi,
et sur mon réveille toutes les heures je les aient vues passées,
parce que tu t'en vas

Toutes les promesses d'amour iront avec toi,
tu m'oublieras,
tu m'oublieras

Dans la gare je pleurerai comme un enfant,
parce que tu t'en vas,
parce que tu t'en vas

Près d'un rayon lumière,
on s'en dormira,
et toutes les choses qui ont resté sans être dites,
seront endormies

Avec les bruits d'une horloge ,
nous espérerons,
que toutes les heures qui reste à vivre,
elles attendront

Toutes les promesses d'amour iront avec toi,
tu m'oublieras,
tu m'oublieras

Dans la gare je pleurerai comme un enfant,
parce que tu t'en vas,
parce que tu t'en vas,
parce que tu t'en vas

Toutes les promesses...



POR QUE TE VAS (Jeanette)
Am Dm
Hoy en mi ventana brilla el sol
Am
Y el corazon
Dm Am
Se pone triste contemplando la ciudad
E Am
Porque te vas

Am Dm
Como cada noche desperté
Am
Pensando en ti
Dm Am
Y en mi reloj todas las horas vi pasar
E Am
Porque te vas

F Am
Todas las promesas de mi amor se iran contigo
C
Me olvidaras
Am
Me olvidaras

F Am
Junto a la estacion lloraré igual que un nino
C
Porque te vas
E Am
Porque te vas

Am Dm
Bajo la penumbra de un farol
Am
Se dormiran
Dm Am
Todas las cosas que quedaron por decir
E Am
Se dormiran

Am Dm
Junto a las manillas de un reloj
Am
Esperaran
Dm Am
Todas las horas que quedaron por vivir
E Am
Esperaran

F Am
Todas las promesas de mi amor se iran contigo
C
Me olvidaras
Am
Me olvidaras

F Am
Junto a la estacion lloraré igual que un nino

C
Porque te vas
E Am
Porque te vas
E Am
Porque te vas
E Am
Porque te vas …

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