Paroles écrites par les élèves du CM2 de l'année 2007/2008 de l'école de Fontvenelle de Gardanne. Le texte parle de l'action de Lucie Aubrac, une grande résistante.
Les yeux ouverts
(Paroles: mes élèves du CM2 de l'année 2007/2008, musique Olivier Stalla)
Parlé: Lucie Aubrac, toi tu as aidé à libérer notre pays, résistante toute ta vie nous te devons un peu de notre liberté pour le présent et l'avenir.
Il ne faut pas oublier les résistants de la guerre
Il ne faut pas oublier les victimes les souffrances passées
Il ne faut pas oublier la différence assassinée
Hommes, femmes, enfants, résistants
Refrain
Lucie nous a confessé toute la misère du monde
On n'oubliera jamais la douleur du temps
Lucie tous ensemble nous avons une force cachée
Il faut la trouver pour préserver la paix
Il ne faut pas oublier les femmes qui nous ont aidés
Il ne faut pas oublier aujourd'hui leurs droits menacés
Il ne faut pas oublier les personnes de couleur blessées
Hommes, femmes, enfants, résistants
Refrain
Il ne faut pas oublier la misère du temps passé
Il ne faut pas oublier le malheur si vite arrivé
Il ne faut pas oublier la mort dans son énormité
Hommes, femmes, enfants, résistants
Refrain
Il ne faut pas oublier les horreurs de la guerre
Il ne faut pas oublier de se battre pour la liberté
Il ne faut pas oublier la détresse, les balles tirées
Hommes, femmes, enfants, résistants
Refrain
Tu nous as nommés gardiens de la paix
Et enseigné les leçons du passé
A ton école, au présent, résister
Je veux vivre dans un pays où il n'y a pas d'excommuniés.
Je veux vivre dans un monde où les êtres seront seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette.
Je veux qu'on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries.
Je veux qu'on n'attende plus jamais personne à la porte d'un hôtel de ville pour l'arrêter, pour l'expulser.
Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie.
Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos.
Je veux que l'immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s'épanouir.
Je prends congé, je rentre
chez moi, dans mes rêves,
je retourne en Patagonie
où le vent frappe les étables
où l'océan disperse la glace.
Je ne suis qu'un poète
et je vous aime tous,
je vais errant par le monde que j'aime :
dans ma patrie
on emprisonne les mineurs
et le soldat commande au juge.
Mais j'aime, moi, jusqu'aux racines
de mon petit pays si froid.
Si je devais mourir cent fois,
c'est là que je voudrais mourir
et si je devais naître cent fois
c'est là aussi que je veux naître
près de l'araucaria sauvage,
des bourrasques du vent du sud
et des cloches depuis peu acquises.
Pablo Neruda
Complainte de Pablo Neruda
Complainte de Pablo Neruda
Fa / Sol / Do
Je vais dire la légende
Fa / Sol / Do
De celui qui s'est enfui
Fa / Sol / Do
Et fait les oiseaux des Andes
Fa / Sol / Do
Se taire au cœur de la nuit
Fa / Sol / Do
Le ciel était de velours
Fa / Sol / Lam
Incompréhensiblement
Fa / Sol / Do
Le soir tombe et les beaux jours
Fa / Sol / Do
Meurent on ne sait comment
Lam
Comment croire comment croire
Rem / Lam
Au pas pesant des soldats
Fa / Sol / Do
Quand j'entends la chanson noire
Fa / Sol / Do
De Don Pablo Neruda
Lorsque la musique est belle
Tous les hommes sont égaux
Et l'injustice rebelle
Paris ou Santiago
Nous parlons même langage
Et le même chant nous lie
Une cage est une cage
En France comme au Chili
Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda
Sous le fouet de la famine
Terre terre des volcans
Le gendarme te domine
Mon vieux pays araucan
Pays double où peuvent vivre
Des lièvres et des pumas
Triste et beau comme le cuivre
Au désert d'Atacama
Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda
Avec tes forêts de hêtres
Tes myrtes méridionaux
O mon pays de salpêtre
D'arsenic et de guano
Mon pays contradictoire
Jamais libre ni conquis
Verras-tu sur ton histoire
Planer l'aigle des Yankees
Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda
Absent et présent ensemble
Invisible mais trahi
Neruda que tu ressembles
À ton malheureux pays
Ta résidence est la terre
Et le ciel en même temps
Silencieux solitaire
Et dans la foule chantant
Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda
Cantu à Pablo Neruda
Aragon, adattatu da F. Lanfranchi/J. Ferrat
Fa / Sol / Do
Vi voddu cuntà a fola
Fa / Sol / Do
Di quiddu chì sì n'andò
Fa / Sol / Do
È da l'Andi a parolla
Fa / Sol / Do
Di l'aceddi si purtò
Fa / Sol / Do
Era viddutu lu celi
Fa / Sol / Lam
Ùn si sapia parchì
Fa / Sol / Do
À l'affaccà di li stelli
Fa / Sol / Do
Muria lu ghjornu quì
Ricantu
Lam
Comu creda, comu creda
Rem / Lam
Comu creda o spirà?
Fa / Sol / Do
Neruda fà ci la veda
Fa / Sol / Do
A luci lla libartà
Cù a musica ribedda
L'omi sò pari dinò
L'inghjustizia hè malacedda
Da Parigi à Santiago
Sarà unica la voci
Cantu fratemu par dì
"Dura hè la prighjò,feroci,
In Francia o à u Chili"
Ricantu
Comu creda, comu creda
Comu creda o spirà?
Neruda fà ci la veda
A luci lla libartà
Sò i to furesti vechji
Vechji quant'è libartà
È li strazii chì tù spechji
Sò spiranzi à assuvà
Quali sè, lu me paesu
Libaru o à cunquistà
À l'appiattu o à palesu
A to storia si farà!
Ricantu
Comu creda, comu creda
Comu creda o spirà?
Neruda fà ci la veda
A luci la libartà
T'assumiddi sinu à mai
À lu to paesu ma
I tradimentu è li guai
Ti volini fà chità
Neruda,sè di a tarra
È di u celi dinò
È a to rivolta spara
Trà no'tutti par dì : innò!
Ricantu
Comu creda, comu creda
Comu creda o spirà?
Neruda fà ci la veda
A luci lla libartà
Ti vogliu accumpagnà nant’u chjassu di e fole
LAmin
È di lu nostru sunnià di a nostr’identità
LAmin/SOL----FA-MI-LAmin
Ti vogliu fà sapè i nostri li sicreti
LAmin
È lu nostru lu piacè di sparteli cun tè
LAmin/SOL----FA-MI-LAmin
È ritruvà cusì in issi visi culpiti
LAmin
Ciò chì feci sbuccià quì u granu da fiurì
LAmin/SOL----FA-MI-LAmin
Annacquà lu per fà rinvitulisce l’anima
LAmin
Ch’addombra u to campà è a to verità LAmin/SOL----FA-MI-LAmin
Issi castagneti abbandunati è isse muntagne arruvinate
DO/LAmin/SOL
Isse case à l’ochjiserrati è isse donne ammantate
LAmin/SOL-MI-LAmin
Issi fiori chì si sò piattati, l’ochji arritrosi di e fate
DO/LAmin/SOL
È issi mazzeri sminticati in isse petre chjinate
LAmin/SOL-MI-LAmin
R : Simu sempre in viaghju sottu à listessu maghju
LAmin/DO/SOL
Nant’un batellu scemu ver’ di l’orisonte stremu
SOL/LAmin/SOL
È simu sempre uniti da curà i feriti
SOL/DO/SOL
Ver’ di li nostri sogni sopr’à li scherzi è li vergogni.
SOL/LAmin/SOL
Vogliu scopre cun tè ciò chì hè statu nascostu
I valori è lu sapè u prezzu di l’avè
È po’ fà ti scuntrà isse ghjente di magia
Chì ti facenu sperà in un mondu à rinuvà
Issu voceru chì fù ridottu à lu silenziu
E bellezze è le virtù ciò chè tù ùn sai più
Issu cantu spartarà l’umanu di dumane
Chì cunnosce u parlà di radiche è cambià
Isse voce chì funu incabbiate, e morre è po’ l’impaghjellate
Issi chjerchji è sciupetti imburrati, issi ghjochi passiunati
I nostri vechji imprigiunati chì c’incantavanu e serate
In isse casette illuminate da fucone è cantate
R : Simu sempre in viaghju sottu à listessu maghju
Nant’un battellu scemu ver’ di l’orisonte stremu
È simu sempre uniti da curà i feriti
Ver’ di lu nostru avvene incù issa sperenza chì ci tene.
Summertime, time, time,
Child, the living's easy.
Fish are jumping out
And the cotton, Lord,
Cotton's high, Lord so high.
Your daddy's rich
And your ma is so good-looking, baby.
She's a-looking good now,
Hush, baby, baby, baby, baby now,
No, no, no, no, no, no, no,
Don't you cry, don't you cry.
One of these mornings
You're gonna rise, rise up singing,
You're gonna spread your wings, child,
And take, take to the sky,
Lord, the sky.
But until that morning,
Honey, n-n-nothing's going to harm ya,
No, no, no no, no no, no...
Don't you cry — cry.
(Live Gröna Lund 1969)
Janis Joplin - Ball and Chain live at Monterey '67
L’auteur et compositeur : Abel Meeropol
Abel Meeropol était un enseignant juif d’origine russe vivant dans le Bronx et membre du parti communiste américain. célèbre pour avoir adopté les deux fils des époux Rosenberg après leur exécution en 1953 pour intelligence avec l'ennemi.
Après avoir vu des photos du lynchage de Thomas Shipp et d’Abram Smith, il fut tellement choqué qu’il n’en dormit pas pendant quelque temps.
Il écrivit alors le poème « Bitter Fruit » qu’il publia sous le pseudonyme de Lewis Allan dans le magazine « New York Teacher » et le journal communiste « New Masses ». Un peu plus tard, il mit le poème en musique. Celle-ci fut interprétée pour la première fois par l’épouse d’Abel Meeropol lors d’une réunion organisée par le syndicat des enseignants de New York. « Strange Fruit » acquit une certaine popularité au sein de la gauche américaine. Barney Josephson, le propriétaire du Café International, entendit parler de l’œuvre et décida de présenter Abel Meeropol à Billie Holiday.
STRANGE FRUIT
Lewis Allan
Southern trees bear a strange fruit,
Blood on the leaves and blood at the root,
Black body swinging in the Southern breeze,
Strange fruit hanging from the poplar trees.
Pastoral scene of the gallant South,
The bulging eyes and the twisted mouth,
Scent of magnolia sweet and fresh,
And the sudden smell of burning flesh!
Here is a fruit for the crows to pluck,
For the rain to gather, for the wind to suck,
For the sun to rot, for a tree to drop,
Here is a strange and bitter crop.
Les arbres du Sud portent un étrange fruit,
Du sang sur les feuilles, du sang aux racines,
Un corps noir se balançant dans la brise du Sud,
Etrange fruit pendant aux peupliers.
Scène pastorale du "vaillant Sud",
Les yeux exorbités et la bouche tordue,
Parfum du magnolia doux et frais,
Puis la soudaine odeur de chair brûlée.
Fruit à déchiqueter pour les corbeaux,
Pour la pluie à récolter, pour le vent à assécher,
Pour le soleil à mûrir, pour les arbres à perdre,
Etrange et amère récolte.
Né dans une famille de petits fonctionnaires de Fort-de-France (Martinique). Il vint à Paris pour préparer l’École Normale Supérieure. Il y fut reçu en 1935. Il y rencontra d’autres étudiants noirs : ils créeront le mouvement de la négritude. Son long poème Le Cahier d’un retour au pays natal, à sa réédition en volume, attira sur lui l’attention d’André Breton, ainsi que d’artistes noirs de tous horizons. Suivront Les Armes miraculeuses (1946), Soleil cou coupé (1948), etc. Aimé Césaire écrivit également pour le théâtre.
Après la guerre, il se lança dans la politique, d’abord à la demande du Parti communiste (duquel il se désolidarisera par la suite). Il fut député de Martinique pendant près de 50 ans.
Prophétie
Là
où l'aventure garde les yeux clairs
là où les femmes rayonnent de langage
là où la mort est belle dans la main comme un oiseau
saison de lait
là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe
de prunelles plus violent que des chenilles
là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois
là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux
là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d'une ruche
plus ardente que la nuit
là où le bruit de mes talons remplit l'espace et lève
à rebours la face du temps
là où l'arc-en-ciel de ma parole est chargé d'unir demain
à l'espoir et l'infant à la reine,
d'avoir injurié mes maîtres mordu les soldats du sultan
d'avoir gémi dans le désert
d'avoir crié vers mes gardiens
d'avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes
je regarde
la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant
de la scène ourle un instant la lave
de sa fragile queue de paon puis se déchirant
la chemise s'ouvre d'un coup la poitrine et
je la regarde en îles britanniques en îlots
en rochers déchiquetés se fondre
peu à peu dans la mer lucide de l'air
où baignent prophétiques
ma gueule
ma révolte
mon nom.
Aimé Césaire
Extrait de discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire
Si la moitié de mon cœur est ici, docteur,
L’autre moitié est en Chine,
Dans l’armée qui descend vers le Fleuve Jaune.
Et puis tous les matins, docteur,
Mon cœur est fusillé en Grèce.
Et puis, quand ici les prisonniers tombent dans le sommeil
quand le calme revient dans l’infirmerie,
Mon cœur s’en va, docteur,
chaque nuit,
il s’en va dans une vieille
maison en bois à Tchamlidja
Et puis voilà dix ans, docteur,
que je n’ai rien dans les mains à offrir à mon pauvre peuple,
rien qu’une pomme,
une pomme rouge : mon cœur.
Voilà pourquoi, docteur,
et non à cause de l’artériosclérose, de la nicotine, de la prison,
j’ai cette angine de poitrine.
Je regarde la nuit à travers les barreaux
et malgré tous ces murs qui pèsent sur ma poitrine,
Mon cœur bat avec l’étoile la plus lointaine.
Nazim Hikmet, poete turc
Biographie
Aimé Césaire est né à Basse Pointe en Martinique le 26 juin 1913. Son père était instituteur et sa mère couturière. Ils étaient 6 frères et soeurs.Son père disait de lui "quand Aimé parle, la grammaire française sourit..."
Après avoir obtenu son baccalauréat et le "Prix de l'élève le plus méritant", il obtient une bourse et arrive à Paris en 1931 pour poursuivre ses études, qui le conduiront du lycée Louis-le-Grand à l'École normale supérieure. En 1934, il fonde la revue l'Etudiant noir avec Senghor, Damas, Sainville et Maugée.
En 1936 il commence à écrire. Père du mouvement de la négritude, il déposera sur un cahier d'écolier les mots de la colère, de la révolte et de la quête identitaire donnant ainsi naissance à son oeuvre poétique majeure, le Cahier d'un retour au pays natal, publié en 1939 date de son retour en Martinique. Il enseigne au lycée de Fort de France. En 1941, il fonde la revue Tropiques.
Il s'engage en politique dans les rangs du Parti communiste français qu'il quittera en 1956 pour fonder deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM). En 1945 il devient maire de Fort-de-France et député de la Martinique. Son Discours sur le colonialisme (1950) dira sous la forme du pamphlet toute son hostilité au colonialisme européen. La politique, la poésie mais aussi le théâtre. Césaire est, également, dramaturge. Sa pensée se trouve au carrefour de trois influences: la philosophie des Lumières, le panafricanisme et le marxisme.
Moi, Laminaire publié en 1982 et La poésie (Seuil ) en 1994 sont les derniers livres en date. En 1993, il met un terme à une longue carrière parlementaire. Il a été maire de Fort-de-France plus de cinquante ans. Aux dernières élections municipales en 2001 il a passé le flambeau à Serge Letchimi.
Discours sur le Colonialisme
Le "Non" à Nicolas Sarkozy
"Parce que, auteur du discours sur le colonialisme, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu. Et ne saurais paraître me rallier à l'esprit et à la lettre de la loi du 23 février 2005" sur la reconnaissance dans les programmes scolaires du "rôle positif de la présence française en outre-mer".
Entre colonisateur et colonisé, il n'y a de place que pour la corvée, l'intimidation, la pression, la police, l'impôt, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies.
Aucun contact humain, mais des rapports de domination et de soumission qui transforment l'homme colonisateur, en pion, en adjudant, en garde-chiourme, en chicote et l'homme indigène en instrument de production.
A mon tour de poser une équation : colonisation = chosification
J'entends la tempête. On me parle de progrès, de "réalisations", de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d'eux même.
Moi je parle de sociétés vidées d'elles-mêmes, de cultures piétinées, d'institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d'extraordinaires possibilités supprimées.
On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer.
Moi je parle de milliers d'hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l'heure ou j'écris, sont en train de creuser à la main le port d'Abidjan. Je parle de millions d'hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la vie, à leur danse, à la sagesse.
Je parle de millions d'hommes à qui m'on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme.
On m'en donne plein la vue de tonnage de coton ou de cacao exporté, d'hectares d'olivier ou de vignes plantés.
Moi, je parle d'économies naturelles, d'économies harmonieuses et viables, d'économies à la mesure de l'homme indigène désorganisées, de cultures vivrières détruites, de sous-alimentation installée, de développement agricole orienté selon le seul bénéfice des métropoles, de rafles de produits, de rafles de matières premières.
On se targue d'abus supprimés.
Moi aussi, je parle d'abus, mais pour dire qu'aux anciens - très réels - on en a superposés d'autres - très détestables. On me parle de tyrans locaux mis à la raison ; mais je constate qu'en général ils font très bon ménage avec les nouveaux et que, de ceux ci aux anciens et vice-versa, il s'est établi au détriment des peuples, un circuit de bons services et de complicité.
On me parle de civilisation, je parle de prolétarisation et de mystification.
e |-12---------------------------||----12----------------------------------|
B |-----13-12------13-12-10---||--------13-12-----13-12------12-10--|
G |--------------12--------------||----------------12---------12----------|
D |-------------------------------||----------------------------------------|
A |-------------------------------||----------------------------------------|
E |-------------------------------||----------------------------------------|
e |--12------------------------12------------||-------------------------------|
B |---------13-12------12---------13------||-----13-12 ->-13-12-10--10-|
G |----------------12-------12----------12-||--12--------------------12----|
D |-------------------------------------------||-------------------------------|
A |-------------------------------------------||-------------------------------|
E |-------------------------------------------||-------------------------------|
ACCORDS :
Am = 002210
Em = 022000
C = 032010
G = 320001
F = 133211
E = 033200
Am
Oh Marie
Em
si tu savais
Am Em
Tout le mal que l'on me fait
Am
Oh Marie
Em
si je pouvais
C G Em
Dans tes bras nus me reposer
Am
Evanouie
Em
mon innocence
Am Em
Tu étais pour moi ma dernière chance
Am
Peu à peu
Em
Tu disparais
C G Em Am
Malgré mes efforts désespérés
E F
Et rien ne sera jamais plus pareil
E F
J'ai vu plus d'horreurs que de merveilles
E F
Les hommes sont devenus fous à lier
E F
Je donnerais tout pour oublier
E
Oh oh oh oh
Am
Oh Marie
Em
si tu savais
Am Em
Tout le mal que l'on me fait
Am
Oh Marie
Em
si je pouvais
C G Em
Dans tes bras nus me reposer
Am
Et je cours
Em
Toute la journée
Am Em
Sans savoir où je vais
Am
Dans le bruit
Em
Dans la fumée
C G Em Am
Je vois des ombres s'entrent tuer
E F
Demain ce sera le grand jour
E F
Il faudra faire preuve de bravour
E F
Monter au front en première ligne
E F
Oh Marie je t'en pris fais moi un signe
E
Oh oh oh oh
- Solo guitare Am Em Am Em Am Em C G Em -
E F
Allongé dans l'herbe je m'éveille
E F
J'ai vu la mort dans son plus simple appareil
E F
Elle m'a promis des vacances
E F E
Puis la mort m'a promis sa dernière danse
Am
Oh Marie
Em
si tu savais
Am Em
Tout le mal que l'on m'a fait
Am
Oh Marie
Em
J'attendrais
C G Em
Qu'au ciel tu viennes me retrouver
Am
Oh Marie
Em
J'attendrais
C G Em
Qu'au ciel tu viennes me retrouver